CMF Apostolado

Delegación de Francia: La Pastorale des Migrants dans la Délégation de France

Sábado 5 de abril de 2008

L’origine de la présence des clarétains en France en 1915 ce fut le service religieux d’une nombreuse colonie espagnole présente en région parisienne. Quelques années plus tard (1922), eut lieu l’élargissement de l’action pastorale aux espagnols concentrés au nord de Paris, dans le département de la Seine Saint Denis.
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L’origine de la présence des clarétains en France en 1915 ce fut le service religieux d’une nombreuse colonie espagnole présente en région parisienne. Quelques années plus tard (1922), eut lieu l’élargissement de l’action pastorale aux espagnols concentrés au nord de Paris, dans le département de la Seine Saint Denis.

Dans les années 20 ?, les clarétains s’installaient à Marseille pour offrir une aide spirituelle aux espagnols du sud de la France.

C’est à travers le service religieux aux immigrés espagnols que les clarétains sont venus en France.

Par la suite, les évolutions de l’immigration et les nouvelles orientations pastorales de la Congrégation en France, ont ouvert d’autres perspectives par rapport à l’attention aux immigrés. A partir du service pastoral en paroisse, nous avons été amenés à élargir notre regard à tous les immigrés présents dans le territoire paroissial.

Projet pastoral

La Délégation n’a pas de projet spécifique pour les immigrés. Simplement, en lien avec les orientations de la Congrégation sur l’attention aux plus pauvres, en lien également avec les points d’attention de la Délégation depuis de longues années, l’Assemblée de 2007 continue d’insister sur l’attention aux immigrés.

Si nous n’insistons pas davantage su les immigrés s’explique du fait qu’ils sont considérés pour la plupart comme faisant partie de ce que nous appelons en France, la Pastorale en Monde Ouvrier. Les immigrés vivent des conditions particulières du fait qu’ils ont quitté leur pays, mais sociologiquement, ils sont marqués comme beaucoup d’autres groupes par des conditions de vie, de logement, de travail semblables à ce qu’on peut appeler « monde ouvrier » ou « monde populaire ». C’est donc à partir des intuitions de la pastorale en Monde ouvrier que nous envisageons notre ministère avec les migrants. Cette orientation n’est pas propre aux clarétains mais à l’ensemble de la pastorale de l’Eglise de France.

Quelques documents de la Pastorale des Migrants de l’Eglise de France

Beaucoup sont les documents l’Eglise de France concernant la Pastorale des Migrants. Je ne retiendrai que les plus récents :

1.La Pastorale des Migrants : mission d’Eglise : tel était le thème de la 5ème rencontre Nationale de la Pastorale des Migrants. Cinq Orientations se sont dégagées : A.Réaffirmer la nature pastorale de l’action de la Pastorale des Migrants B.Regarder de manière particulière la vie et la réalité des jeunes C.Rechercher la communion en Eglise en vivant de nos diversités D.Porter le souci de la formation et de l’accompagnement des acteurs (agents) pastoraux E.Informer en tenant compte des défis posés par les migrations à l’opinion publique. 2.Quand l’étranger frappe à nos portes. Document du Comité épiscopal des migrations et des gens du voyage.

3.Qu’as-tu fait de ton frère ? Message du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France à l’occasion des élections.

4.Accueillir l’étranger, Campagne œcuménique

5.De toutes langues et cultures, être et devenir ensemble une Eglise qui propose la foi en terre de migration. Document su SNPM

6.Catholiques et musulmans : un chemin de rencontre et de dialogue Document des évêques de France sur le dialogue avec l’Islam.

7.Vivre ensemble. Document de travail de l’ACE, l’ACAT, le CCFD, la Mission ouvrière, le SNPM et le SRI.

Les clarétains de France dans la pastorale avec les Migrants

Sur les cinq communautés qui compte la Délégation de France, il y en deux qui font un travail spécifique avec les immigrés : Marseille et Toulouse (quartier Patte d’Oie).

Marseille :

1.Paroisse de langue espagnole : Si dans le passé elle a rassemblé les immigrés espagnols de la ville et de la région, aujourd’hui le travail pastoral se réduit à la célébration eucharistique une fois par mois pour un petit groupe d’une vingtaine de personnes. Pour la plupart se sont des retraités qui ont fait l’option de finir leurs jours en France. Aucun lien n’existe avec la coordination nationale de langue hispanique.

2.Communauté philippine : Elle est nombreuse et se retrouve les dimanches dans l’après-midi pour diverses activités avec une célébration eucharistique.

3.Les deux Pères participent aux rencontres diocésaines de la Pastorale des immigrés.

Toulouse :

1.Communauté de langue hispanique. Elle est nombreuse la colonie espagnole sur Toulouse, marquée par les réfugiés politiques après la guerre du 39 et les travailleurs immigrés, arrivés dans les années 60. De la période du grand boum de l’immigration, il ne reste qu’un tout petit groupe d’espagnols, composé pour la plupart de femmes et de retraités. L’âme de cette communauté est un couple, déjà à la retraite, anciens militants de la JOC et actuellement membres d’une équipe d’ACO (Action Catholique Ouvrière).

On se retrouve une fois par mois pour une célébration eucharistique et pour un temps de partage sur différents thèmes de la vie associative, sociale et apostolique. Mais on se retrouve devant une certaine inertie de vie et de foi…

2.L’ouverture à une population latino-américaine, en majorité étudiante (diplôme de fin d’études), a donné un nouvel élan à la communauté espagnole.

La rencontre de ces deux réalités a permis une ouverture, un dialogue pour ceux qui accueillent et pour ceux qui arrivent. Le séjour des latinos ne dépasse pas les deux ans, ce qui ne permet pas d’avoir une action à long terme mais l’enrichissement est mutuel.

3.L’un des points importants de la Communauté est l’ouverture à d’autres immigrations à travers de la participation aux instances diocésaines de la Pastorale des Migrants. A l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, une « Fête des Peuples » a lieu tous les ans où se retrouvent pour la célébration de l’Eucharistie les chrétiens de tous les peuples présents sur le diocèse.

4.La politique du Gouvernement français à l’égard des immigrés devient de plus en plus restrictive et contraignante. La situation des « sans-papiers » s’est transformée en chasse à l’homme par des contrôles policiers permanents en fonction du faciès… Quelques chrétiens de la Communauté participent activement dans des associations ou des syndicats pour la défense des « sans-papiers ». Ils ont soutenu les grévistes de la faim en vue de la reconnaissance de leur statu de réfugiés.

Quel avenir ?

1.La région toulousaine a été dans les années passées un haut lieu de l’immigration espagnole. Aujourd’hui, il n’y a plus d’arrivants. Beaucoup sont retournés dans le pays. D’autres, pour la plupart, surtout les jeunes générations, se sont intégrés ou du moins assimilés dans la société française. Bientôt l’immigration espagnole, en France, sera un fait du passé.

2.Dans ces conditions, quel peut être l’avenir d’une communauté chrétienne, dynamique, certes, mais réduite à un petit groupe de retraités et de personnes âgées ?

3.Il me semble qu’en tant que Clarétain, l’attention aux plus pauvres ne se réduit pas seulement au service des espagnols. Le travail pastoral dans nos paroisses nous rend attentifs aux chrétiens de diverses origines et ethnies présentes dans nos quartiers ou dans nos groupes d’Action Catholique.

Benoît CAYUELA, cmf Préfet d’Apostolat de France

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